Ne lâche pas ma main, Michel Bussi

Titre: Ne lâche pas ma main

Auteur: Michel Bussi

Éditeur: Presses de la Cité

Date de parution: 7 mars 2013

 

Nous sommes là pour parler du dernier roman de Michel Bussi, Ne lâche pas ma main à paraître le 7 mars 2013 au Presses de la Cité. 

Sur l'île paradisiaque de la Réunion, Liane Bellion disparaît d'un grand hôtel luxueux. Son mari prend bientôt la fuite avec leur fille de six ans. La course-poursuite est lancée pour attraper le suspect. Les cadavres pleuvent dans le sillage des fuyards et il y a dans cette fuite comme un goût de désespoir.

Il y a là tous les ingrédients d'un bon roman policier: rebondissements inattendus, révélations inquiétantes, dépaysement et rythme alerte. L'action est ramassée, condensée sur quelques jours. Michel Bussi, à son habitude, multiplie les points de vue dont un, très original, celui de la fillette qui suit son père et doute de son innocence. Chaque personnage apporte son passé, son lot d'éclaircissements et de complications, sa touche à l'enquête. La Réunion, île fascinante et inquiétante, ressemble à un piège où les destins s'imbriquent, s'emmêlent. Comme dans les précédents romans, le lecteur est tenu en haleine par une action sans temps mort. L'intrigue est brillamment menée et maintient le suspens dans de courts chapitres qui laissent le lecteur sur sa faim. Michel Bussi maîtrise l'art du polar et celui de manipuler son lecteur jusqu'au bout.

Le seul bémol que j'apporterais à cette critique positive, c'est que Ne lâche pas ma main ne tient pas la comparaison face à Nymphéas noirs parce qu'il me semble moins abouti, et ce pour deux raisons principales:

- l'intrigue de Nymphéas noirs était surprenante, peu ique et touchante. Les époques, les vies s'y mélangeaient par touches impressionnistes dans un effet très pictural. La musique et la mélancolie qui se dégageaient du texte dépassaient le cadre du simple roman policier.

- la région normande, Giverny, le cadre de Nymphéas noirs, c'était chez moi. J'y voyais les couleurs, j'y sentais les odeurs, j'y situais les lieux. La Réunion, je ne connais pas et même si Michel Bussi rend la chaleur, la musique du créole, la grandeur des paysages et l'ambiance métissée palpable, ce déracinement m'a moins touchée. Je ne suis donc pas objective dans mon choix mais je tenais à le préciser par honnêteté.

Je remercie les éditions Presses de la Cité et l'opération "Masse critique" du site Babélio de m'avoir donné l'occasion de découvrir le dernier roman, d'un auteur que j'apprécie.

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